Rêve ou voyage ?
Rêve de mai 2005
Comment savoir quand tout se mélange
Quand les rêves ont des souvenirs eux aussi
Et quand consciemment on prend contact avec les personnages du rêve.
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Comme cela m'est assez habituel, ce rêve est long et cependant parfaitement structuré, parfaitement réaliste.
Je vous décris tout d'abord un peu l'environnement pour éviter de trop charger ensuite le déroulement de l'histoire.
L'endroit où se passe l'action ne semble pas avoir de correspondance sur terre. De plus, la ligne d'horizon semble beaucoup plus loin ce qui signifierait une planète plus grosse.
C'est un plateau au sol assez rocailleux, rocheux, de couleur légèrement ocre, mais d'un matériau assez friable. Il semble ne pas pleuvoir en ce lieu, compte tenu de l'apparence sèche et non ravinée des sentiers. Par contre, il y a une végétation de type buisson/arbustes très dense. Sur les roches, il semble également pousser une herbe extrêmement fine ce qui donne une impression verdoyante, mais sèche. Les chemins sont comme creusés de 1 à 1,5 m par rapport à la surface du terrain ce qui fait que la végétation nous surplombe.
Il en est de même du village où commence l'action. C'est un petit village de maisonnettes rustiques, quelques pièces, pas ou peu d'étages, parfois de petites cours avec portillon en bois brut pouvant être travaillé. Les maisons sont toutes construites avec un même matériau, ou une finition en enduit gris/beige un peu rugueux. Il n'y a pas d'appui de fenêtre, ni de linteau ou autre débord si bien que tout est lissé avec ce matériau et sans angles vifs. Le bas des murs est un peu plus épais. Les toits qui arrivent à peine au dessus de la végétation alentour, sont assez plats avec peu de débord et seraient peut-être en genre d'ardoise verdâtre.
Un détail particulier est qu'aux angles des rues, les maisons ont les angles coupés par un biais du mur à 45 ° avec parfois une petite fenêtre. Les voies d'accès sont simplement brutes de roche, pierreux, sans aménagement ou trottoir. Je n'ais vu aucun véhicule et très peu de monde.
A l'intérieur, on retrouve le même matériau lissé, utilisé aussi pour les murets de cuisine et salle d'eau. Murs revêtus ou décorés pour les chambres (?), sols en dalles ou plancher. Il y a l'eau courante et l'électricité (comme il y a 50 ans).
Le Rêve :
Je me retrouve avec 2 compagnons dans l'une de ces maisons pour passer la nuit. Je sais parfaitement que ces 2 personnalités sont mon père et ma tante, cependant dans cette histoire, nous n'avons aucun lien de parenté et nous avons tous les trois un âge entre 30 et 35 ans.
Je m'allonge pour la nuit, et ce faisant j'éclaire par vision "psy" une petite zone de l'air environnant. J'y vois de tout petits poissons de toutes les couleurs. Je dis "Ce sont des poissons d'air. Dommage qu'ils aient disparus avec la pollution" (je ne sais pas si cela a rapport avec ce lieu au sur terre). Puis nous nous endormons.
Je me réveille le matin, aussitôt suivi de mes 2 compagnons. Le jour n'est pas tout à fait levé. L'éclairage d'une pièce ne fonctionne pas, mon "père" essai d'y remédier sans succès.
Nous refaisons les lits et remettons les tissus de protection (comme pour une maison inhabitée). Ce faisant je dévoile un peu un fauteuil pour constater que celui-ci a été bricolé pour une personne ayant un handicap à une jambe.
Cette découverte me fait souvenir d'un autre rêve.
J'ai rêvé il y a quelques mois d'un séjour dans ce même village, mais dans une autre maison. Cette fois là, j'étais avec mon épouse.
J'avais fais la connaissance d'un jeune de 18/20 ans souffrant d'un handicap dont je n'ai plus souvenir, mais qui semblait l'obliger à rester dans la maison. Il devait avoir cependant certaines compétences "psy". J'avais de suite sympathisé (sans besoin de parole) ainsi qu'avec une ado de 16/17 ans qui venait le voir de temps en temps devant une petite fenêtre de l'angle de la maison. Cette petite brunette à la coiffure en forme de casque était également en difficulté. Douée de capacité de télépathie, elle restait enfermée sur elle-même, tête baissée, ne parlant pas à son entourage. De fait, les deux jeunes gens restaient des heures entières face à face de chaque coté de la fenêtre en contact télépathique.
Retour dans le rêve présent.
J'ai laissé mes compagnons et remonte une rue caillouteuse du village. A un angle de rue je vois venir la jeune fille brune tête baissée, les mains dans les poches. Elle est avec ses parents ainsi qu'un genre de moine en robe brunâtre. Les adultes conversent alors que le groupe avance tranquillement.
Instantanément, nous nous reconnaissons et ressentons réciproquement nos satisfactions de cette rencontre. Son visage s'éclaire un peu.
Nous nous retrouvons cote à cote : "ça va toi ?", "et toi ça va ?" sont les seules paroles échangées avec douceur. Nous n'avons pas besoin de plus.
Nous quittons le village ensemble suivi de loin par les parents et le moine.
Nous descendons un sentier qui ressemble un peu à une descente de cours d'eau à sec vers une plage. Je suis un peu devant essayant de l'entraîner à un peu plus d'énergie.
Un peu avant la fin de la descente, je remarque sur le talus qui borde ce chemin, un bloc de pierre de forme parallélépipédique qui semble posé là volontairement. Une herbe fine et courte la recouvre surtout sur le dessus. Sur le grand coté face au chemin elle est décorée de motifs fleuris simplistes et de couleurs pastelles.
"Tu as vu ? C'est décoré" lançais-je à mon amie.
J'arrive à la fin du sentier, et c'est un paysage grandiose qui s'offre à ma vue.
En fait, nous sommes sur un immense plateau, coupé par un majestueux canyon. Au fond, se frayant un chemin dans une végétation luxuriante serpente une rivière. Le bord en haut de ce canyon forme comme une plage desséchée et caillouteuse d'une cinquantaine de mètres.
Nouveau "flash-back".
Je me souviens instantanément avoir parcouru longuement le fond de ce canyon dans un rêve antérieur. J'avais commencé par suivre le cours d'un affluent se situant à quelques kilomètres en amont. Ma promenade au milieu de la végétation variée (arbres, arbustes, fougères, etc.) m'avais permis d'observer du gibier (genre lièvre et chevreuil) et d'apercevoir un groupe de 3 ou 4 chasseurs. Le bord du canyon n'étant pas trop abrupt, j'avais entamé l'escalade, mais le rêve s'est arrêté, ou ma mémoire n'a pas enregistré la suite.
Retour au Rêve du jour
Juste face au chemin, sur plage, il y a trois pierres plates rectangulaires, posées en transversal, et se succédant vers la pente. Ensuite un gros cube de pierre de plus de deux mètres de coté est posé à quelques mètres et sur la gauche.
Alors que la petite brunette commence à contourner l'ensemble par la gauche, je m'élance sur cette plage pour sauter de pierre en pierre. Alors que je pose le pied sur la première pierre, je m'aperçois trop tard qu'une rose artificielle en matériau fragile (c'est un peu comme les fleurs en sucre sur les gâteaux) et posée au centre au milieu de décorations pastelles comme déjà rencontrées.
De fait, mon pied brise un pétale et dans mon élan, je risque de détruire les fleurs posées de la même façon sur les pierres suivantes.
J'entre aussitôt en lévitation, glissant dans l'air à une trentaine de centimètre au dessus des pierres.
Alors que ma jeune amie me regarde et semble amusée de mon comportement, je choisis de continuer à la distraire. Je décide de m'allonger "en l'air" d'un air décontracté en la regardant, et tant pis si les trois ou quatre promeneurs à quelque distance peuvent me voir et en être perturbés (n'ayant pas connaissance de la lévitation).
Malheureusement, ma décision devait contredire certains impératifs (?) car je me suis fait éjecté de mon rêve instantanément !
Je me suis retrouvé dans cet état à moitié endormis, à moitié réveillé, avec cette conviction que j'avais provoquée cette éjection. J'étais surtout peiné pour cette amie que j'avais quittée si brusquement et me sentais impoli envers elle. Je devais m'excuser. S'ouvrit alors (et naturellement ?) une fenêtre de vision sur ce monde que je venais de quitter. Je voyais la jeune fille au centre de cet ovale aux contours un peu flous. Elle était remontée au début du sentier et se tenait debout sur le talus. Je la voyais depuis une dizaine de mètres et un peu en hauteur et elle me voyait également. Elle perçu mon désappointement, et en retour, je recevais sa compréhension. Aucune parole n'était nécessaire. J'étais maintenant serein et la fenêtre se referma. Du fait de ma position plus élevés lors de cette vision, il m'était possible de mieux voir le plateau sur le versant opposé du canyon, j'ai ainsi pu apercevoir une ville au loin, une ville avec le même type de construction et de matériaux que le village, et blottie également dans un creux de végétation.
J'étais resté immobile dans mon lit pendant cette vision, mon corps endormis, mais ma conscience parfaitement en éveil. Cependant c'était une "qualité de conscience inhabituelle" nécessairement détachée du conditionnement mental pour pouvoir "accepter" cette vision.
C'est une fois la fenêtre fermée, que rapidement mon mental s'est sérieusement questionné !
J'ai mis quelque temps avant de pouvoir me rendormir, n'en
doutez pas.
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